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La dermite estivale

Source : http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/maladies/maladies-parasitaires/dermite-estivale.html

La dermite estivale récidivante des équidés (DERE) (chevaux, poneys, ânes) est provoquée par les piqûres d’insectes sur des sujets sensibles. Les démangeaisons engendrées incitent le cheval à se gratter. Les écorchures s’infectent alors.

Les sujets sensibles ayant déjà des antécédents allergiques (alimentaires, cutanés…) sont plus prédisposés. Lasensibilité aux allergènes est une composante génétique héréditaire et certaines races semblent plus touchées (Pur Sang, Arabe, Frison, Islandais, trait Breton, Shire, Connemara, Shetland, Welsh). Certains sujets sont plussensibles que d’autres et peuvent présenter des symptômes toute l’année.

De plus, certains facteurs favoriseraient la prédisposition aux affections dematologiques, tels que des régimes hauts enprotéines, le manque d’exercice, la finesse de la peau

Le nom « dermatite » est aussi employé pour définir cette affection. C’est un synonyme de « dermite » signifiant inflammation du derme qui est la couche profonde de la peau, recouverte par l’épiderme.

En fonction des régions, plusieurs noms sont donnés à cette affection. Ainsi, lorsque vous entendrez « mon cheval a des ardeurs », « il céronne », « il a la gratte », « il a la gale d’été ». Il s’agit en langage commun de la dermite estivale récidivante. Mais ces termes sont mal appropriés car, par exemple, la DERE n’est absolument pas une gale.

Les causes : 

Des piqûres d’insectes hématophages, de moustiques, moucherons du genre Culicoïdes principalement (espècesnebulosis, brevitarsis…) ou mouches, taons, simulies (Simulium equidium) sont à l’origine de cette affection. Il s’agit d’une allergie à la salive des vecteurs incriminés.

Les Culicoïdes vivent peu de temps (environ 3 semaines). On constate donc un pic d’apparition entre avril et octobre, lié aux conditions climatiques (températures supérieures à 12° C).

SYMPTÔMES

 

Symptômes cliniques

Ils peuvent apparaître sur les jeunes sujets (dès l’âge de 2 ans) et ils s’intensifient en période chaude et humide. Ils peuvent apparaître aussi lors d'un déménagement, un changement de région.

La DERE touche principalement la tête, les oreilles, l'encolure et la crinière, l'abdomen et la base de la queue.

 

  • La crinière et la queue sont ébouriffées par le grattage suite aux démangeaisons provoquées par les piqûres. Les crins sont ainsi souvent cassés.
  • Puis, le prurit s’intensifie (au niveau de la ligne du dessus mais aussi de la ligne du dessous) jusqu’à devenir démentiel. La tête et les oreilles peuvent être touchées. La queue peut présenter des zones glabres.
  • Les frottements répétés induisent l’apparition de nodules prurigineux suintants, puis sanguinolents.
  •  Infection des lésions par des bactéries jusqu’à l’ulcération, apparition de squames
Sur la crinière: la peau s'épaissit à la base des crins (©IFCE)

Une période de rémission (en hiver) fait suite, puis,

  • Au fil du temps, d’années en années, la peau lésée s’épaissit et les poils ne repoussent plus. Des plis importants se forment, il y akératinisation de la peau.

Un cheval sensible, non préservé par des mesures prophylactiques, ne connaîtra plus ces phases de rémission et la maladie s’exprimera toute l’année.

Dans les cas les plus graves, la prise d'aliments étant perturbée par la gène occasionnée, on observe un amaigrissement de l'animal.

L’utilisation du cheval devient délicate en raison de la nervosité induite, celui-ci cherchant alors à soulager ses démangeaisons.

Les guérisons spontanées restent exceptionnelles.

DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT

Diagnostic différentiel

Pour faire la différence avec d’autres affections il convient, en premier lieu, de suivre un raisonnement épidémiologique : période de l’année des épisodes d’apparition, environnement, facteur génétique….

On notera notamment que cette affection atteint 1 ou plusieurs animaux d'un groupe mais jamais tous.

La DERE doit être distinguée des :

  • trombidioses dues à la fixation sur la peau de larves d’acariens (aoûtats, leptes…) qui apparaissent plus en fin d’été et se localisent généralement aux membres et à la tête.
  • affections fongiques telles les teignes
  • gale du corps ou gale des crins (dues à un acarien Sarcoptes scabiei, ou Psoroptes equi, visible au microscope) qui sont contagieuses (attention au matériel de pansage notamment).
  • pédiculoses (lésions dues aux infestations par les poux), qui apparaîssent plus en hiver et sont contagieuses.
  • allergies environnementales (pollen, aliments, spores, moisissures…)

Pour mettre en évidence l’hypersensibilité du cheval, on peut procéder à :

  • Des tests sur prélèvement de sang, évaluant la sensibilité du cheval avec d'autres allergènes (moisissures, pollen, acariens, antibiotiques...)
  • Des biopsies cutanées
  • Des tests intradermiques, par injection de l’allergène dans le derme du cheval (très petite quantité d’extraits de l’insecte). Le problème est que les chevaux sains peuvent réagir autant que les chevaux atteints par la DERE.

La sensibilité / spécificité de ces tests rend leur utilisation ou interprétation parfois délicate.

Avec des soins adéquats, un cheval dermiteux peut être soulagé et utilisé. (©ACG/IFCE)

Traitement

Il n’y a pas de traitement. Il faut agir sur les conditions de détention du cheval, pour limiter les attaques par les insectes, soulager le prurit et soigner les lésions par des soins locaux :

 

  • application de solutions calmantes
  • application d’antiseptiques sur les plaies
  • prescription, par le vétérinaire, de corticoïdes, nécessaires en traitement d'    attaque mais la dose devra rapidement être réduite au minimum en raison des effets secondaires indésirables (immunosuppression, risque de fourbure).
  • l'hyposensibilisation : traitement constitué d'injections de doses croissantes de l'allergène à intervalle régulier. Il est difficile à mettre en oeuvre en raison de la difficulté à obtenir cet allergène pur. Par ailleurs, les résultats d'études sur ce mode de traitement sont divergents.
  •  

En l’absence de traitement préventif, l’affection peut devenir chronique avec des lésions de plus en plus graves. C’est un véritable « cercle vicieux »

PROPHYLAXIE

Eviter les sorties aux heures où les insectes sont nombreux. (©ACG/IFCE)

Prophylaxie sanitaire

La première action possible de lutte se situe sur les conditions de détention des équidés sensibles.

  • Lutte contre les insectes et sorties (si au box) en dehors des périodes d’activité intense des insectes responsables (17H00 – 23H00).
  • Offrir un abri ouvert, à l’ombre.
  • Couvrir les animaux sensibles avec des couvertures moustiquaires.
  • Limiter l’accès aux points d’eaux, aux herbages humides, favorisant le développement des larves d’insectes.
  • Diminuer l’apport en excès de protéines dans la ration alimentaire (non spécifique à la DERE, mais plus généralement lors d'affections dermatologiques)
  • Limiter l’accès aux supports pour se frotter.
    • Utiliser régulièrement des produits insectifuges et insecticides (avec une base huileuse de préférence isolant la peau de l’agression par les insectes). 
Attention, leur emploi important, peut aussi engendrer des allergies, ainsi que l’utilisation de produits pour les autres espèces (bovins notamment). Il faut aussi être prudent lors de leur utilisation des risques d'interactions médicamenteuses et au risque d'allergies ( urticaire, photosensibilisation).
    • Shampouiner avec un produit adapté, traitant et calmant.
    • Désinsectiser les bâtiments régulièrement.

    Nota : l’action des insecticides est assez brève car diluée par la sueur du cheval. Il faut donc renouveler régulièrement les applications.

    Prophylaxie médicale

    Il n'y en a aucune.

    Sans connaître la « famille » du cheval et si l’animal n’a pas été dans un environnement où il pouvait être piqué par ces insectes (entretenu au box en permanence par exemple), on ne peut pas présager de sa sensibilité vis à vis des Culicoïdes.

    CAPTAV

     

    Manipulation, contention et transport des chevaux

    (source : site des Haras Nationaux)

    http://www.haras-nationaux.fr/formation/formation-haras-nationaux/pratique-autour-du-cheval/transport.html

    Formation homologuée de convoyeur d’animaux vivants, préalable à la demande du CAPTAV* auprès des Directions départementales de la protection des populations.

    * Certificat d'Aptitudes Professionnelles au Transport d'Animaux Vivants

    OBJECTIF DE LA FORMATION

    Le transport est soumis à de nombreuses réglementations et plus particulièrement le règlement CE 1/2005. Ce règlement européen donne un ensemble de recommandations pour le transport des animaux (bien être, sécurité, densité, temps de transport) et précise l’ensemble des autorisations administratives nécessaires : autorisations de transporteurs, agrément du véhicule, convoyeur titulaire du CAPTAV.  L’obtention du CAPTAV s’obtient auprès des DDPP soit avec détention d’un diplôme reconnu par arrêté ministériel soit suite à une  formation dans un centre agréé comme ceux de l'IFCE.

     

    Cette formation vous permettra de connaître la réglementation liée au transport et les responsabilités du convoyeur mais aussi de prévenir les accidents et d’identifier les pathologies liées au transport.

    CONTENU DE LA FORMATION

    • Réglementation du transport
    • Organisation Administrative d’un déplacement
    • Approche de la notion de Bien être du cheval
    • La pharmacie Vétérinaire
    • Transport, pathologie et premiers soins
    • Le pied : les points de vigilance en cas de transport
    • L’identification
    • Préparation du cheval au transport
    • Embarquement – débarquement

    INFORMATIONS PRATIQUES

    Durée : 

    2 jours de formation consécutifs (14h

    Nombre de stagiaires : 

    12 stagiaires maximum 

    Tarif

    330 € HT par personne 

    Possibilité de prise en charge par les organismes paritaires collecteurs agréés (ex : VIVEA, FAFSEA), le pôle emploi… 

    contacter les Haras Nationaux pour connaître en fonction des sites les facilités de repas et d’hébergement

    Plante toxique

    Le Séneçon de Jacob

    Toxicité

    La plante est toxique pour les bovins, les caprins, les porcins, et les camélidés, mais aussi les chiens, les chats, les petits mammifères, et les oiseaux d’agrément. Les ovins semblent épargnés.

    Les toxines alcaloïdes qu’elle contient sont présentes dans toute la plante, même séchée.

    Dans les pâtures, les pieds sont généralement délaissés (goût amer). En revanche – et c’est là le danger – le séneçon présente plus d’appétence une fois séché, les chevaux ne le distingue plus et le mange volontiers. S’il est présent dans les fourrages, on le reconnaît encore à sa tige violette.

    La toxine n’est jamais rejetée par l’organisme, elle s’accumule dans le foie durant toute la vie de l’animal, jusqu’à la dose mortelle. Pour un cheval de 500 kilos, cela équivaut à une dose entre 15 et 25 kilos de plantes ingérés.

    Signes cliniques d’intoxication chronique :

    • amaigrissement chronique, léthargie et baisse d’appétit ou anorexie ;
    • coliques récidivantes et ictère (muqueuses jaunes), ataxie ;
    • photosensibilisation en été ;
    • signes d’encéphalose hépatique au stade terminal, et mort.

    Il n’y a pas de traitement à l’heure actuelle.

    Généralement, les chevaux délaissent le séneçon, mais c'est lorsqu'il est à l'état de fourrage qu'il est le plus dangereux, car ils le mangent volontiers.

    Généralement, les chevaux délaissent le séneçon, mais c’est lorsqu’il est à l’état de fourrage qu’il est le plus dangereux, car ils le mangent volontiers.

    Lutter contre la prolifération du séneçon

    Il est extrêmement important de limiter l’avancée du séneçon de Jacob, et ce particulièrement pour ne pas le retrouver dans les parcelles destinées à la récolte de foin. Les graines sont très volatiles et profitent des voitures et des camions pour voyager, aucune région n’est donc épargnée.

    Le séneçon a des ennemis naturels : le Tyria jacobaeae, un papillon dont la chenille se nourrit exclusivement de cette plante, et le puceron Aphis jacobaeae. Certains pays envisagent de recourir à l’introduction de ces espèces.

    Chenille goutte de sang en plein festin.

    Chenille goutte de sang en plein festin.

    Gouttes de sang adultes.

    Gouttes de sang adultes.

    Plus communément utilisées, voici les méthodes qui réduisent l’avancée du séneçon :

    • l’arrachage (méthode simple et facile en période de floraison de juillet à septembre), mais les racines étant profondes, il y a 50% de chance que la plante repousse l’année suivante (à éviter en période de fructification à cause du risque élevé de dispersion des graines) ;
    • la fauche (avant floraison, mi-juin), éventuellement le broyage et le labourage d’une profondeur de 15 à 20 cm, et semer à nouveau ;
    • le traitement chimique à base d’herbicide.
    Outil de jardinage conçu pour arracher le séneçon. (Cliquez sur la photo pour accéder à la boutique.)

    Formation 1ers secours

    Hubert Vin, vétérinaire au Haras du Mont Clair à Clefmont, a présenté aux membres de l'Association des Randonneurs Équestres du Mont Clair, une intervention sur les 1ers soins à apporter au cheval en cas d'urgence. (Coliques, coup de sang, blessures diverses....)

    Une prochaine formation aura lieu en septembre sur l'alimentation du cheval. 

    Image

    Gazelle

    Gazelle, le film de Jean-François Pignon, enfin en salle !
    Le dresseur est passé derrière la caméra pour livrer sa vision de la relation entre l'homme et l'animal. Il sort aujourd'hui dans une vingtaine de salles françaises après un long parcours du combattant pour le faire distribuer.
    http://www.chevalmag.com/Actualites/Culture/Gazelle-le-film-de-Jean-Francois-Pignon-enfin-en-salle

    Gazelle

    Séjour autour de Langres

    Le projet de créer un séjour de randonnée à cheval autour de Langres sur plusieurs jours progresse.

    Le CRTE met à notre disposition une stagiaire, Mlle Rania de Moulins (équipe de France de TREC) et étudiante pour nous venir en aide. Lors de son stage, elle va essentiellement :

    • numériser les chemins
    • mettre en place et tester le "produit" sur 5 jours (4 ou 5 nuits)

    Toute proposition d'aide dans ce projet est la bienvenue.

    Créations de Gîtes Etapes

    De plus en plus de randonneurs nous contactent pour avoir des adresses de gîtes étapes ou toutes autres structures pouvant accueillir chevaux et cavaliers sur notre département.

    Si vous possédez une structure pouvant les accueillir lors de leur passage, merci de vous faire connaitre auprès :

    d'Isabelle Clérin au 06.84.80.12.94 ou 

    de Ghislaine Collinot au 06.07.31.97.41

    La selle mal placée cause énormément de tort au cheval

    LA SELLE MAL PLACEE, LE MAL DU SIECLE

    (lien : www.saddlefitting.fr)

    Malgré le fait que les cavaliers sont de plus en plus sensibilisés à l'importance d'une selle "qui va", y a un truc qu'ils n'ont pas forcément bien pigé, c'est "où c'est donc qu'on selle le ch'val?"

    De fait, il m'est déjà arrivé plusieurs fois de répondre à l'appel de clients désespérés, parce qu'ils avaient une selle faite sur mesure pour Tornado XVIII, et que la selle ne restait pas à sa place, et que de fait, c'est sûr, Jean-Bidule les a arnaqué, c'est un scandale, etc etc. Donc je me pointe, je checke le matos, et si pas d'incohénrence, là c'est quasi sûr : "sellez votre cheval Madame Michu s'il vous plaît" et BIM! la selle sur le garrot, avec un amortisseur "parce que le garrot est fragile" et un collier de chasse "parce que la selle recule". Bingo, un cheval verrouillé de l'avant, un!

    Tu me diras, à 50€ la consultation pour une histoire de 10cm plus en arrière, mon boulot peut vite devenir rentable. Mais en soi ça me fait pas plaisir pour autant, parce que c'est pas à moi d'apprendre aux gens à seller correctement, c'est aux moniteurs, c'est au programme du galop 1. Non je ne dirai rien sur la FFE non je ne dirai rien sur la FFE non...

    Bref.

    Le grand mal du siècle, la selle sur le garrot.

    Il faut savoir que dans la locomotion du cheval, le garrot est une zone clé. Patrice Franchet d'Esperey, sur son blog, explique bien le rôle du garrot, c'est très intéressant, bien fait et pédagogique.

    Conséquences d'une selle placée trop en avant

    1. l'arcade rigide de l'arçon bloque le mouvement de bascule des omoplates. Conséquence : l'amplitude des antérieurs est restreinte.

    2. la sangle, collée derrière les antérieurs, empêche le jeu des pectoraux ascendants et donc l'avancée des antérieurs (cf ici). Conséquence : comme au-dessus.

    3. le garrot est verrouillé. Si vous avez lu religieusement l'article de PFE en lien, vous comprenez les implications. Si vous ne l'avez pas lu, allez le lire. Puis tirez-en les conclusions qui s'imposent.

    4. le cavalier n'est pas centré sur sa selle. Son poids se retrouve balancé vers l'arrière, vers le troussequin, créant des points de pression au niveau des longs dorsaux. Il se retrouve à lutter pour garder son équilibre, et n'est pas à l'aise, donc gêne le cheval. En plus, le cheval porte environ les 2/3 de son poids sur l'avant-main. Le cavalier, trop en avant, lui rajoute de la charge. Et pourtant le but de l'équitation, c'est d'alléger le cheval devant pour reporter le poids derrière, et engager l'arrière-main, non?

    5. les longs dorsaux sont des muscles locomoteurs (et non des muscles porteurs, comme on le croit à tort), dont le rôle est de transmettre l'énergie des postérieurs vers les antérieurs. Comme ils sont bloqués par le poids du cavalier, l'énergie ne peut pas circuler, on dit que le cheval n'a pas d'impulsion, il se tracte avec les antérieurs. Or ses antérieurs sont aussi bloqués (cf ci-dessus).

    6. on force quand même le cheval à aller de l'avant. Comme il force, il se fait mal. Soit il réagit et est catalogué comme difficile ou vicieux, soit il ne dit rien et subit en silence, son mental et son physique se détériorant rapidement.

    7. Et c'est parti pour la spirale infernale : ostéo, véto, infiltrations du dos, boiteries, tendinites, échographies, radios, arrêt du cheval, vente du cheval, Findus.

    Tout ça à cause d'une selle mal placée.

    Cdte

    Alors, certains selliers un peu futés récupèrent ce problème d'éducation des gens pour dire "moi j'ai conçu une selle qui recule le centre de gravité du cavalier, donc le cheval est mieux qu'avec une selle classique". Oui mais en fait non. C'est un vrai-faux argument. Parce qu'une selle adaptée et bien positionnée, qu'elle soit de dressage, de CSO, de randonnée ou western, placera le centre de gravité à sa place. Donc c'est juste de la mauvaise foi, et une touche de malice qui profite de l'ignorance du consommateur, et ça, c'est pas bien.

    Bon, maintenant que j'ai bien crié au loup, où c'est-y donc qu'on la met, la selle?

    Plusieurs articles déjà parus traitent de ce sujet : 

    - anatomie du dos, les bases
    - fonctionnement biomécanique du dos
    - la selle de dressage, côté cheval
    - tutoriel vidéo par Marie : comment seller correctement

    Je vous invite à relire ces articles. Mais parce que c'est décidément trop important comme sujet, et que je table sur la paresse du lectorat ;-) je vous recolle ce que j'avais écrit pour Eurodressage à ce sujet. 

    Où placer la selle, et son impact sur la structure du dos?

    Avant tout, il faut savoir comment est fait le dos d'un cheval, et comment la selle interagit avec lui. La selle repose sur la cage thoracique et les muscles dorsaux.
    Règle n°1, qui ne doit jamais être transgressée : la selle ne doit pas toucher la colonne vertébrale. La colonne vertébrale est une structure très complexe, faite d'os, de nerfs et de ligaments, qui peut être facilement blessée. L'incurvation latérale et la flexion longitudinale existent, même si elles peuvent apparaître minimes. La selle doit donc laisser de la place pour que ces mouvements s'effectuent, c'est pourquoi une selle est équipée d'une gouttière. Sa largeur et sa profondeur dépendent de la conformation du dos. Sur un dos osseux et étroit, elle devra être plutôt profonde. Sur un dos large et plat, elle devra être moins profonde, mais plus large. A mon sens, elle doit faire au moins 4 doigts de large (entre 8 et 10cm).

    A l'avant de la selle, deux zones doivent être dégagées.
    En premier lieu, le garrot : tout le monde sait à quel point c'est facile de trouver des plaies de harnachement à cet endroit, et à quel point c'est long à guérir (les plaies peuvent être causées par la selle, mais également par le tapis de selle ou la couverture). La selle doit laisser la place pour passer 3 doigts entre le sommet du garrot et le pommeau (environ 5 6 cm) et deux doigts de chaque côté. A moins de 3 doigts entre le garrot et le pommeau, la selle est probablement trop large et bascule vers l'avant. Plus de 3 doigts, il est probable qu'elle soit trop étroite, et a l'air d'être perchée sur le dos au lieu d'en épouser les contours. Ces notions sont théoriques et doivent être modérées en fonction de la morphologie du cheval : ainsi sur un garrot noyé, on peut parfois passer 4 ou 5 doigts, et la selle sera pourtant adaptée. Ce que l'on veut éviter, c'est une selle qui appuie sur le haut du garrot, ou dont les pointes de l'arçon compriment les trapèzes.
    En deuxième instance, l'omoplate. Quand le cheval lève un antérieur, l'omoplate a un mouvement de rotation vers l'arrière. Si la selle est placée trop en avant, elle bloque ce mouvement et engendre des allures étriquées et un équilibre détériorié. La selle devra être placée 2 à 3 doigts derrière le haut de l'omoplate, à moduler en fonction de l'amplitude du mouvement de l'antérieur et de la construction de l'épaule (plutôt droite ou oblique). Sur certains chevaux, le recul est parfois très important : dans ce cas, il faut faire ajuster le panneau de sorte à ce que la tête de la scapula puisse se mouvoir librement.

    A l'arrière de la selle, le cavalier doit se soucier de la région des reins et des vertèbres lombaires. La selle ne doit pas être trop longue, et ne doit pas dépasser la dernière paire de côtes. La forme de l'arrière des panneaux doit être conforme à la forme du dos du cheval : on n'utilise pas le même type de panneaux sur un dos plat que sur un cheval fait en descendant, avec la croupe plus haute que le garrot.

    Cdte2

    Petit schéma gribouillé rapidement : les lignes verts sont les limites à ne pas dépasser, le rose représente la surface portante avec une selle anglaise.

    Elections du Bureau du CDTE 52

    Jeudi 23 janvier, ont eu lieu les élections du nouveau bureau du Comité Départementale du Tourisme Equestre de notre département.

    A noter que Grégory Narce, actuel Président du CDTE a souhaité démissionner car son activité professionnelle ne lui permettait plus de se dégager assez de temps pour le Comité.

    Ont été élus :

    • Présidente : Isabelle Clérin
    • Vice-Présidente : Ghislaine Collinot
    • Secrétaire : Emilie Charles
    • Trésorière : Aline Barrois

    Membres : Christophe Robert, Gérard Narce, André Galaud

    Une réunion de travail est programmé jeudi 20 février à 19h aux Ecuries du Puits des Mèzes

    Hommage à Mouton

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    Mouton nous a quitté mardi 28 août, il est parti rejoindre son cheval Oslo qui est mort en juin dernier. Vous pouvez lui rendre un dernier hommage à la Ferme des Noyers Jeudi 30 août à 14h30. Sincères condoléances à sa famille.

    Les avantages de la licence FFE

    Outre les avantages licence réservés aux titulaires de la licence FFE, la plupart des chaînes hôtelières ont une offre à tarif préférentiel pour tous les titulaires de licence sportive. C'est complexe et différent d'un hotel à l'autre, mais ça ne coûte rien de s'informer. A demander lors de vos résevations, cet été.

    Quelques exemples d'offres* :

    • IBIS : jusqu'à 50%

    • KYRIAD : de 15 à 50%

    • CAMPANILE : de 20 à 55%

    • BALLADINS : 10%

    * Tarifs variables selon les hotels et les dates.

     

    Source "Cheval Magazine - juillet 2010"

    Réglementation sur la détention d'Equidés en France

    A lire : Réglementation sur la détention d'Equidés en France.

    Arreté-du-26-juillet-2010-precisant-modalites

    Réunion Bureau 17/09/2010

    Les membres du Bureau se sont réunis le 17 septembre 2010 aux Ecuries de Christophe Robert, à Arc-en-Barrois.

    Sujets abordés :

    • Création d'un site internet du CDTE 52
    • Information sur le parc national
    • Planning des randonnées
    • Organisation des rando du CDTE : week-end en Bivouac sur un parcours reliant Clairvaux à Faverolles (29 avril et 1er mai), et rando sur une journée dans le secteur de Doulevant-le-Chateau ou Joinville (date à définir).
    • Rassemblement de cavaliers à Montier en Der en septembre 2011.
    • Divers...

     

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